Infirmières et phénomènes inexpliqués

Infirmières : les grands mystères inexpliqués

Nous vous avons relaté sur notre page Facebook un article de presse sur des phénomènes inexpliqués à l’hôpital de Dax. Cet article nous a inspiré quant à d’autres phénomènes pour le moins troublants, auxquels chaque infirmière a été confronté au moins une fois.

Les consultations en famille pendant le repos

J’ai beau dire à mes proches que je ne travaille pas aujourd’hui (je suis en repos), le répéter (je vous assure que je suis en repos), le rabâcher (mais puisque je vous dis que je suis en repos !!!), rien n’y fait, ça finit toujours par quand même tourner à la consultation, pour finir par un “tu as l’air stressée tu devrais te reposer un peu”.

Tu sais que tu es infirmière

J’en conviens, c’est très rare que j’ai un jour de congé, mais quand même. Raison de plus pour me laisser tranquille, non ?

Changement de stratégie : puisqu’ils semblent tous atteints de surdité sélective, j’ai décidé d’afficher clairement le message. Eh bien, croyez-le ou non, ils semblent aussi avoir oublié les bases de la lecture ou être frappés d’une soudaine myopie.

Mais quels sont donc ces symptômes étranges qui disparaissent comme par magie, aussi rapidement qu’ils sont apparus, et qui reviennent de manière périodique ? Tu parles d’un diagnostic !

Les tâches qui ne disparaissent jamais

Alors ça, ça me rend folle. Des tâches, j’en ai déjà eu plein, de plein de sortes. Toute petite déjà, j’avais le don de me tâcher avec à peu près tout ce que je touchais. Herbe, mayonnaise, ketchup, encre, glace, pâte à tartiner, yaourt, chocolat… tout y est passé.

Mais alors celles qui sont sur ma blouse, elles sont tout de même exceptionnelles.

D’abord, parce qu’elles sont, pour la majorité d’entre elles, d’origine indéterminée. Même sur ma blouse neuve, il y en avait déjà (bizarre !).

 Ensuite, parce qu’elles semblent être indélébiles et ne devoir jamais disparaître (encore plus bizarre). Peut-être avez-vous lu le fantôme des Baskerville d’Oscar Wilde ? Là, c’est un peu la même histoire. Je nettoie, frotte, astique, pense venir à bout de ces maudites tâches, mais après séchage, elles sont de nouveau là, à me narguer.

Après avoir éclusé tous les programmes de ma machine à laver et frotté à l’huile de coude tout ce que je pouvais au point de redécouvrir des muscles de mon corps malgré ma connaissance parfaite de l’anatomie, je me suis décidé à tester tous les trucs et astuces de grands-mères. J’en ai presque dévalisé ma cuisine : eau, sel, lait bouillant, vinaigre, citron, beurre… En désespoir de cause, j’ai même essayé les conseils les plus loufoques trouvés sur Internet.

 Le verdict est sans appel : les tâches 1, moi 0. 

Le mystère de la blouse tâchée semble devoir hanter encore pendant longtemps les adeptes de la netteté.

Les sonnettes qui se déclenchent pendant les pauses

Ça ne rate jamais. La pause tant attendue approche, avec l’espoir de pouvoir souffler 5 minutes, grignoter un morceau pour reprendre des forces, se tenir au courant des actualités (si, si, il existe un monde en dehors de l’hôpital), éventuellement lire un peu, jouer, passer un appel à un ami histoire de garder un semblant de vie sociale, ou surfer sur net, sur la page de jesuisdegarde.com par exemple pour une bonne dose d’autodérision ou pour montrer le dernier gilet à capuche pour infirmière à ma collègue.

Gilet à capuche infirmière

Sauf que c’est pile à ce moment-là que les sonnettes des patients se mettent à retentir en cœur, dans une symphonie stridente qui m’entraîne dans un ballet que les chorégraphes les plus déjantés n’aurait pu imaginer.

Bien sûr, il y a ceux qui ont vraiment besoin de mes services à ce moment-là, et puis ceux qui ont confondu avec la télécommande de la tv, ceux qui, lorsque je débarque en trombe et en nage dans la chambre, me disent “ah bah, non, finalement, ça va” et ceux qui me regarde comme si j’avais perdu la raison, d’un air étonné “moi je vous ai appelé ?”.

A croire qu’une force surnaturelle prend le contrôle des doigts des patients pour appuyer simultanément sur la sonnette.

Encore heureux que mon esprit scientifique et cartésien me permet de rationaliser ces phénomènes aux frontières du réel.

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