Comment gérer un patient difficile ?

Comment gérer un patient difficile ?

Le métier d’infirmière est un métier difficile. Il demande force physique et force mentale. En présence d’un patient difficile, il devient encore plus périlleux. Comment réagir face à cette patientèle ? Nos retours d’expérience.

Le patient grognon

Toute infirmière est un jour ou l’autre confronté à un patient râleur, pour qui rien ne trouve grâce à ses yeux. Il peste sans cesse contre tout et n’importe quoi, et surtout contre vous. Rien n’y fait, il vous accuse de tous les maux de la Terre et semble ne pas vouloir entendre ce que vous tentez de lui expliquer. Oui, vous êtes venue au plus vite dès qu’il vous a appelé. Non, vous n’êtes pas technicienne TV. Oui, vous faites le soin avec le plus de douceur possible.

Même si en tant qu’infirmière votre patience hors norme est reconnue par tous, là, vos nerfs sont mis à rude épreuve. 

Pourtant, un patient qui s’exprime, même en bougonnant, est un patient avec qui la communication est établie. Et ça, c’est top. Si, si, on vous assure, c’est top. On vous sent sceptique derrière votre écran, alors voilà en quoi c’est une bonne chose : parce que communiquer, c’est pouvoir solutionner.

Le patient mutique

Le patient qui a contrario ne dit rien est aussi un patient difficile, pour des raisons différentes. Vous ne savez pas ce qu’il pense, ce qu’il ressent, vous n’arrivez pas à briser la glace. Vous êtes plongé dans l’incertitude et les interrogations.

Le patient qui croit s’y connaître mieux que vous.

Là encore, votre patience sera soumise à rude épreuve. Il conteste votre façon de travailler, toutes vos décisions. Pourtant, c’est vous qui avez fait l’IFSI, pas lui.

Ce qui se passe à l'ifsi, reste à l'ifsi

Des solutions plein votre Tote-bag

Alors, respirez un grand coup, keep calm et relativisez.

Prête à relever le défi, à vous challenger ? La bonne nouvelle, c’est que vous avez plusieurs solutions dans votre tote-bag pour apprivoiser ces patients.

Il est important de ne pas rompre la communication. 

D’abord, écoutez le bien et enfiler votre casquette de détective-psy, car cela cache forcément quelque chose : une appréhension, une peur inavouée …

Ensuite, vous pouvez jouer sur plusieurs registres :

Le silence. Rares sont les personnes qui l’apprécient. Très vite, elles cherchent à le combler et reprennent la parole. C’est donc une excellente méthode pour en savoir plus.

Soyez ferme. Vous êtes infirmière, diplômée, et fière de l’être. Vous êtes professionnelle, compétente, et humaine. Vous avez donc droit au respect.

Prenez-le au mot. Il est en colère, et bien vous-aussi. Vous êtes humaine après tout, et donc vouée de sentiments.

L’humour. Bon-enfant ou piquant, il peut détourner l’attention. Votre côté déjanté sera aussi un allié de choix. Les produits jesuisdegarde pourront vous être d’un grand secours.

Si vraiment rien n’y fait, alors faites jouer la solidarité au sein du gang des infirmières. Intervenez en équipe ou permutez la prise en charge de ce patient avec un(e) collègue si possible. Le feeling passera peut-être mieux.

Tote-bag Gang des infirmières

Finalement, ce qu’on qualifie de patient difficile, ce n’est que l’expression de personnalités différentes, avec leurs appréhensions, leurs expériences, leurs envies différentes. Vous n’en saurez que plus fière d’avoir su les accompagner durant leur convalescence, et vous pourrez vous offrir un café et un carré de chocolat bien mérité une fois la mission accomplie.

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